Biologiste médicaux

Que change l’exercice en CPTS ?

Au cœur des CPTS se trouve la volonté de préserver l’existant, en permettant notamment aux biologistes de trouver des réponses aux difficultés d’exercice qu’ils rencontrent aujourd’hui afin de leur garantir la meilleure réponse possible aux besoins de leurs patients, sans ajouter de contraintes liées à un exercice coordonné organisé dans des murs, et en prenant en compte leurs besoins professionnels et envies.

Les professionnels de santé, parmi lesquels les biologistes médicaux, qui prennent part à l’élaboration du projet de santé sont libres de proposer et déterminer ensemble des actions facilitant la coordination avec les autres professionnels du territoire.

Ci-dessous quelques avantages à exercer au sein d’une CPTS :

Fluidifier et faciliter les relations avec les autres professionnels

Etre partie prenante d’une CPTS, c’est connaître les professionnels du territoire et pouvoir s’appuyer sur un outil de communication simple et pratique d’utilisation. Cela vous permettra d’échanger facilement avec vos collègues de toutes les professions en fonction des besoins de santé de la population que vous prenez en charge de manière coordonnée.

Les échanges au sein de la CPTS ont pour objectif de faciliter les relations entre professionnels de santé notamment par l’élaboration d’un projet de santé collaboratif doté de référentiels d’actions communes.

De plus, la mise en place d’un outil de communication commun et facile d’utilisation simplifie les interactions biologistes-médecin traitant- infirmières- pharmacien, pour les prises en charge urgentes, ou pour mobiliser l’ensemble des professionnels sur le dépistage, la prévention, le repérage de certaines situations de soins.

Valoriser les compétences de chacun

Notre système de santé est riche de nombreux professionnels aux compétences variées, complémentaires et nécessaires à la prise en charge la plus adaptée du patient.

L’objet des CPTS est de permettre à chacun de trouver sa place dans la structuration du parcours de santé des patients, en bénéficiant des compétences de chacun.

Cette organisation ouvre la voie à des possibilités d’expérimentation et/ou d’actions innovantes de prise en charge des patients par des équipes pluriprofessionnelles dont les interventions sont organisées.

Alors que la biologie médicale intervient dans 60 à 70% des diagnostics et est centrale dans le suivi des maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale, cancers etc.), il est essentiel de mieux mobiliser l’expertise du biologiste médical autant en matière de prévention qu’au sein de l’organisation des parcours de soin des patients. La CPTS peut proposer aux autorités des expérimentations : par exemple :

  • Entretiens de prévention auprès du patient sur une pathologie
  • Prescription d’examens complémentaires

Bénéficier du partage d’expertise et de compétences

Comme tout travail en équipe, l’exercice en CPTS permet de bénéficier du partage d’expertise et de compétences des autres professionnels de l’équipe, et de mieux connaître les compétences de chacun.

Répondre aux besoins de soins non programmés

Parmi les missions attribuées aux CPTS figure celle de l’organisation de la prise en charge des soins non programmés selon une organisation choisie par les professionnels. Un système de consultations non programmées peut évidemment être organisé entre les médecins de la CPTS, de même un système de « préfiltrage » peut être organisé avec d’autres professionnels (IDEL, pharmacien, biologiste médical etc.) et des actions protocolées. L’outil commun permet à chaque professionnel de renseigner les actes effectués et de retrouver les informations nécessaires pour continuer à assurer le suivi de leur patient.

Des financements spécifiques

L’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI) – CPTS définit les missions socles et les modalités de financement et des professionnels qui y adhèrent. A partir d’un critère de taille de CPTS (la population présente sur le territoire choisi) et selon des missions spécifiques, les financements peuvent aller jusqu’à 300 000 euros par an. L’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI) – CPTS définit les missions socles et les modalités de financement et des professionnels qui y adhèrent. A partir d’un critère de taille de CPTS (la population présente sur le territoire choisi) et selon des missions spécifiques, les financements peuvent aller jusqu’à 300 000 euros par an. L’ARS PACA prévoit, par ailleurs, une aide au démarrage pour le travail de mise en place de la CPTS (40 000 euros)